Après plus de 10 ans d’observations, il serait peut-être temps d’en faire un compte rendu, n’est-ce pas ?
La première chose que je me dois de mentionner est: Si vous pouvez vous en passer, faites-le! Même si cette substance est considéré moins forte que l’alcool, elle est toujours illégale sauf sous prescription d’un médecin. Et puis, ce que l’on ne connait pas ne nous manque pas.
Si vous êtes quand même tenté d’essayer, ne le faites pas aveuglément. Pour commencer, faites une liste des choses auxquels vous ne pouvez pas résister. Toutes ces petites gâteries qui modifient votre comportement habituel et vous détournent de vos résolutions. Cela est important car c’est le genre de comportement qu’il faudra surveiller de près, premiers signes de dépendance.
THC
TétraHydroCannabinol pour les intimes. La principale substance active, créant une certaine euphorie. Les effets sont limités à quelques heures et sont influencés par certains facteurs dont la quantité consommé, votre poids, votre état psychologique du moment ainsi que des prédispositions génétiques. Comme ce n’est pas la seule substance active présente dans le cannabis, je décrirai les effets plus loin.
CBD
Raccourci pour Cannabidiol, un autre cannabinoïde, possédant des propriétés fort intéressantes et prometteuses sur le plan médical. Sans ce composé, il n’y a rien pour contrebalancer les effets secondaires du THC dont certains ne sont pas agréables pour les non-habitués.
La plante
Il existe plusieurs variétés de cannabis dont la génétique influencera les quantités de THC et CBD produites. Deux espèces principales sont cultivées pour ces composantes. Cannabis Sativa se démarque par sa haute teneur en THC par rapport aux autres cannabinoïdes présents, et donc, affecte plus les pensées pouvant aller jusqu’à des hallucinations. Le Cannabis Indica, plus robuste et branchu, affectera plus les capacités physiques. La différence d’effets entre les deux espèces serait probablement dû, entre autres, aux terpénoïdes contenu dans ses huiles essentielles.
Effets
Désorientation, mémoire à court terme affectée, difficultés de concentration, fatigue. Lors des premières expériences, c’est ce à quoi il faut s’attendre. Le tout aggrémenté d’un sentiment d’euphorie et suivi un peu plus tard de l’inévitable «trip de bouffe» connu sous le nom de “munchies” en anglais. À prévoir dans son budget… Au niveau du lendemain s’il y a abus, rien d’aussi violent que ce qu’apporte l’alcool. Au pire, un manque d’entrain mais rien de permanent. Peut être dure sur les poumons si fumé ou sur l’estomac si ingéré. Non conseillé aux personnes ayant des antécédents de problèmes cardiaques ou des tendances paranoïaques.
Pour se soigner
Il fut un temps où l’on croyait que le THC était LA substance ayant des propriétés médicinal. Mais le CBD semble mieux adapté à cette définition, en particulier à cause d’une propriété que le THC ne possède pas. Un effet anti-psychotique, sans oublier tout les autres. Anti-dépresseur, neuro-protecteur, anxyolitique, inhibe la croissance des cellules cancéreuses, anti-convulsif, anti-inflammatoire etc… Cependant, il est difficile de produire un plant à haute teneur en CBD car le gène qui produit cette substance produit aussi le THC et commercialement parlant, ce dernier a priorité. Même si je met ici l’accent sur le CBD, chaque personne malade et sa condition associée sont des cas uniques. Il reste toujours la bonne vieille technique des essais et erreurs.
L’opinion publique
Il y a une foule de stéréotypes engendrés surtout par la propagande américaine, dont leurs authorités ont classé le cannabis au même niveau que l’héroïne. D’ailleurs, par expérience personnelle, on sent beaucoup de préjugés tenaces provenant des puritains et pro-alcools. Mais la propagande n’est ici pas la seule à blâmer. Certains consommateurs ont l’art de se faire remarquer par leur comportement plus légume, si vous me permettez l’expression. Pourtant, nous voyons beaucoup plus de mauvais exemples chez les alcooliques, mais eux sont mieux tolérés parce que c’est légal.
Aucunes chances d’overdose
À moins que vous soyez capables d’inhaler ou ingérer environ 681 kilogrammes de cannabis. Aucun décès ne peut être directement relié à l’abus.
Chez les jeunes
Un cerveau en développement est plus sensible et donc, contrairement aux adultes, peut être affecté de manière permanente par la consommation de cannabis. Conseil aux parents d’ados: la combinaison d’une paire de ciseaux, de pinces à épiler, de gouttes pour les yeux et d’un briquet n’est pas bon signe si ils se trouvent tous dans sa chambre, sans oublier papier à rouler ou pipe. Cherchez aussi la présence de résidus de la plante où il ne devrait pas y en avoir et les signes physiques dont les yeux rouges, la désorientation et la mémoire. Avec ces quelques trucs, vous devriez êtres en mesure de déceler un éventuel problème. Ne soyez tout de même pas trop dure avec votre enfant. Restez subtiles et soumettez-le à des situations inconfortables si il a consommé. Le but étant de dissocié plaisir et consommation.
S’en procurer
À partir d’ici, vous devez faire votre propre bout de chemin pour des raisons légales évidentes. Mais tout de même, pour ne pas financer les milieux criminels, en faire pousser pour sa consommation personnelle est sûrement l’option la plus moralement acceptable. Si vous ne pouvez user de cette option et devez en acheter, restez vigilant. Il y a des types de fournisseurs plus responsables et moins nuisibles à la société qui se concentrent uniquement sur la production sans être liés à d’autres activités criminelles comme par exemple: le vol, le recel et la vente d’autres types de drogues.
Pensez-y deux fois
Quand une substance induit du plaisir, on est jamais trop prudent…
Tags:cannabis, pot, pote, marijuana, médicinal, cbd, thc, risques, effets

C’est intéressant monsieur hell, j’ignorais même certains aspects sur CBD. Ceci dit, pour en avoir pris pendant environ 2 ans, je trouve que personnellement, il est plus facile de ne pas en consommer que de le faire. Je ne suis plus obligé de me cacher et avec le temps, on découvre que la modération a bien meilleur goût.
Petit détail ici, est-ce que comme la cigarette, cela altère le sens du goût à cause des papilles gustatives affectées?
Oui, cela peut altérer le goût temporairement. La fumée en se refroidissant laisse des dépots dans la bouche. L’alcool ici peut se révéler efficace pour dissoudre ces dépots.
Pour ce qui est de se cacher, ça dépend surtout du comportement sous l’influence et aussi du lieu. Pour attirer l’attention des policiers, il faut troubler la paix. Le consommateur responsable ne devrait théoriquement pas se faire achaler.