L’aspect psychologique d’une maladie chronique

12 juil

Crédit à Don Fletcher et au site web Fibrohugs ( pour le moment hors-service), pour l’article qui suit.

Durant les quelques derniers jours des événements dans ma vie ont ramené chez moi une vérité qui s’applique autant à une condition comme la fibromyalgie qu’à la vie en général. Cette vérité  est  que nos pensées ont un profond impact sur notre fonctionnement. Dans la vie, ce que nous pensons de nous-mêmes et nos habiletés dicteront non seulement ce que nous faisons mais aussi la façon dont nous sommes capables de le faire. Tout en prenant compte de  notre santé, surtout vivre avec une maladie chronique comme la fibromyalgie, comment nous pensons dictera la manière dont nous surmonterons la maladie ainsi que sur la façon de fonctionner sur une base quotidienne.

J’avoue que j’étais hésitant d’accepter d’écrire ces colonnes. Pourquoi? La réponse simple est que j’ai toujours été mon pire critique, la personnalité typique de type A. Quand Ken m’a demandé la première fois de faire cela, mes pensées ont immédiatement été cherché des raisons sur le pourquoi je ne devrais pas le faire. Au haut de la liste de ces raisons: je ne voyais pas ce que j’avais à offrir, que je n’étais pas capable de faire un assez bon travail malgré la confiance que Ken eut exprimé envers mes habiletés. Et malgré tout ce que j’ai appris à travers les ans et les  choses que j’ai accompli, je n’avais toujours pas appris à ne pas être si dure envers moi-même. Je n’ai pas besoin d’être parfait; j’ai seulement besoin de faire toutes choses que j’entreprends au mieux de mes habiletés. C’est tout ce que chacun peut s’attendre de lui-même.

Cette même leçon s’applique aussi à la façon dont nous faisons face à une maladie chronique comme la fibromyalgie. Faire de son mieux au meilleur de ses abiletés est tout ce dont l’on peut s’attendre de soi. Si notre corps fait mal, on ne peut envisager de commpléter une tâche physique rapidement et sans arrêter jusqu’à ce qu’elle soit terminée. Si nous sommes dans le brouillard, la même chose s’applique aux tâches mentales, nous ne sommes tout simplement pas capable de compléter ces tâches rapidement et sans arrêter. Mais pourquoi sommes-nous si dures envers nous-mêmes quand nous ne pouvons pas éxécuter ces tâches de cette manière. Par moments je vois des billets où les « fibromites » expriment de la culpabilité ou autre émotion négative à propos des choses qu’ils/elles ne pouvaient faire parce que leurs symptômes les empêchaient de faire ces choses.

La réponse à cette question repose sur la manière dont notre culture voit la santé et la maladie. Nous attendons à être en santé et lorsque nous sommes malades que la médication guérira complètement et rapidement. Si il est impossible de guérir ce qui nous indispose, alors nous nous attendrons à ce que la maladie nous tue ou autrement, laisse des signes visibles de sa présence sur nous. Nous nous attendons aussi à ce que la technologie médicale qui nous est disponible nous permette de savoir quelles sont les causes de chaque maladie et ainsi pouvoir nous pointer vers un quelconque  test qui démontre que les médecins savent exactement ce qui ne va pas avec nous, même s’ils ne peuvent le guérir.

C’est où se trouve le pire de nos problèmes mentaux avec cette maladie à l’origine. Nous n’avons pas l’air malade alors comment pouvons-nous être malade? Et il n’y a aucun test que vous pouvez pointer et dire que les médecins ont trouvé ceci et que cela confirme que j’ai la fibromyalgie. Comme résultat, nous avons le problème où certains médecins refuse de croire que cette maladie existe réellement et à cause de ce débat, il y a ceux au sein du public qui croit aussi que tout est dans notre tête. Pour couronner le tout, l’attente que notre médication nous guérira ou au moins nous débarasser de tous nos symptômes, et ce, rapidement. L’absence d’un seul traitement totalement efficace contribue aussi à la croyance que la fibromyalgie est un problème mental. Et trop souvent, nous en tant que « fibromites », embarquons dans ces foutaises que nous n’allons pas mieux parce que nous ne voulons pas aller mieux.

Alors, nous les « fibromites » sommes laissés à faire face aux doutes de ceux qui nous entoure, et encore pire, ceux que nous avons nous-mêmes. Cette damnée maladie, comme je l’ai entendu nommer ici sur Fibrohugs, ne ce conforme pas à ce que nous nous attendons d’une maladie. Nous n’en connaissons pas les causes, nous ne savons pas comment la guérir, et le mieux que nous pouvons espérer – garder les symptômes sous contrôle – est un processus d’essais et erreurs sans garantie de succès.

À suivre…

Les outils du tyran

24 juin

1) La pauvreté: Avoir une famille à nourrir affaibli les barrières morales quand les ressources se font rares. La faute ici n’en revient pas aux plus faibles mais aux plus forts, tellement loin de cette réalité. D’ailleurs, je ne serais pas surpris que certains d’entre-eux l’entretiennent artificiellement pour en tirer profit et main-d’oeuvre à bas prix.

2) La guerre: Rien de tel pour faire des profits monstres. Trop souvent, il y a encouragement sur sa nécessité via la manipulation des idées et des événements.

3) La manipulation des ressources: Quand vous avez le contrôle sur des ressources, vous pouvez les utiliser pour faire bouger une ou plusieurs nations tel un âne et la carotte au bout du bâton.

4) L’usage de la psychologie: Cette méthode, moins aisée mais plus subtile, fonctionne mieux en parallèle avec un événement choc pour créer une réponse émotionelle immédiate, amenant alors moins de questionnement.

 

P.S. : Désolé pour cette longue absence, mais le brouillard ne semble pas vouloir faire  la place aux fonctions cognitives permettant l’écriture.

Le cannabis à double tranchant

17 mai

Après plus de 10 ans d’observations, il serait peut-être temps d’en faire un compte rendu, n’est-ce pas ?

La première chose que je me dois de mentionner est: Si vous pouvez vous en passer, faites-le! Même si cette substance est considéré moins forte que l’alcool, elle est toujours illégale sauf sous prescription d’un médecin. Et puis, ce que l’on ne connait pas ne nous manque pas.

Si vous êtes quand même tenté d’essayer, ne le faites pas aveuglément. Pour commencer, faites une liste des choses auxquels vous ne pouvez pas résister. Toutes ces petites gâteries qui modifient votre comportement habituel et vous détournent de vos résolutions. Cela est important car c’est le genre de comportement qu’il faudra surveiller de près, premiers signes de dépendance.

THC

TétraHydroCannabinol pour les intimes. La principale substance active, créant une certaine euphorie. Les effets sont limités à quelques heures et sont influencés par certains facteurs dont la quantité consommé, votre poids, votre état psychologique du moment ainsi que des prédispositions génétiques. Comme ce n’est pas la seule substance active présente dans le cannabis, je décrirai les effets plus loin.

CBD

Raccourci pour Cannabidiol, un autre cannabinoïde, possédant des propriétés fort intéressantes et prometteuses sur le plan médical. Sans ce composé, il n’y a rien pour contrebalancer les effets secondaires du THC dont certains ne sont pas agréables pour les non-habitués.

La plante

Il existe plusieurs variétés de cannabis dont la génétique influencera les quantités de THC et CBD produites. Deux espèces principales sont cultivées pour ces composantes. Cannabis Sativa se démarque par sa haute teneur en THC par rapport aux autres cannabinoïdes présents, et donc, affecte plus les pensées pouvant aller jusqu’à des hallucinations. Le Cannabis Indica, plus robuste et branchu, affectera plus les capacités physiques. La différence d’effets entre les deux espèces serait probablement dû, entre autres, aux terpénoïdes contenu dans ses huiles essentielles.

Effets

Désorientation, mémoire à court terme affectée, difficultés de concentration, fatigue. Lors des premières expériences, c’est ce à quoi il faut s’attendre. Le tout aggrémenté d’un sentiment d’euphorie et suivi un peu plus tard de l’inévitable «trip de bouffe» connu sous le nom de « munchies » en anglais. À prévoir dans son budget… Au niveau du lendemain s’il y a abus, rien d’aussi violent que ce qu’apporte l’alcool. Au pire, un manque d’entrain mais rien de permanent. Peut être dure sur les poumons si fumé ou sur l’estomac si ingéré. Non conseillé aux personnes ayant des antécédents de problèmes cardiaques ou des tendances paranoïaques.

Pour se soigner

Il fut un temps où l’on croyait que le THC était LA substance ayant des propriétés médicinal. Mais le CBD semble mieux adapté à cette définition, en particulier à cause d’une propriété que le THC ne possède pas. Un effet anti-psychotique, sans oublier tout les autres.  Anti-dépresseur, neuro-protecteur, anxyolitique, inhibe la croissance des cellules cancéreuses, anti-convulsif, anti-inflammatoire etc…  Cependant, il est difficile de produire un plant à haute teneur en CBD car le gène qui produit cette substance produit aussi le THC et commercialement parlant, ce dernier a priorité. Même si je met ici l’accent sur le CBD, chaque personne malade et sa condition associée sont des cas uniques. Il reste toujours la bonne vieille technique des essais et erreurs.

L’opinion publique

Il y a une foule de stéréotypes engendrés surtout par la propagande américaine, dont leurs authorités ont classé le cannabis au même niveau que l’héroïne. D’ailleurs, par expérience personnelle, on sent beaucoup de préjugés tenaces provenant des puritains et pro-alcools. Mais la propagande n’est ici pas la seule à blâmer. Certains consommateurs ont l’art de se faire remarquer par leur comportement plus légume, si vous me permettez l’expression. Pourtant, nous voyons beaucoup plus de mauvais exemples chez les alcooliques, mais eux sont mieux tolérés parce que c’est légal.

Aucunes chances d’overdose

À moins que vous soyez capables d’inhaler ou ingérer environ 681 kilogrammes de cannabis. Aucun décès ne peut être directement relié à l’abus.

Chez les jeunes

Un cerveau en développement est plus sensible et donc, contrairement aux adultes, peut être affecté de manière permanente par la consommation de cannabis. Conseil aux parents d’ados: la combinaison d’une paire de ciseaux, de pinces à épiler, de gouttes pour les yeux et d’un briquet n’est pas bon signe si ils se trouvent tous dans sa chambre, sans oublier papier à rouler ou pipe. Cherchez aussi la présence de résidus de la plante où il ne devrait pas y en avoir et les signes physiques dont les yeux rouges, la désorientation et la mémoire. Avec ces quelques trucs, vous devriez êtres en mesure de déceler un éventuel problème. Ne soyez tout de même pas trop dure avec votre enfant. Restez subtiles et soumettez-le à des situations inconfortables si il a consommé. Le but étant de dissocié plaisir et consommation.

S’en procurer

À partir d’ici, vous devez faire votre propre bout de chemin pour des raisons légales évidentes. Mais tout de même, pour ne pas financer les milieux criminels, en faire pousser pour sa consommation personnelle est sûrement l’option la plus moralement acceptable. Si vous ne pouvez user de cette option et devez en acheter, restez vigilant. Il y a des types de fournisseurs plus responsables et moins nuisibles à la société qui se concentrent uniquement sur la production sans être liés à d’autres activités criminelles comme par exemple: le vol, le recel et la vente d’autres types de drogues.

Pensez-y deux fois

Quand une substance induit du plaisir, on est jamais trop prudent…

La propagande chez les médecins

13 mai

Beaucoup de cliniques offrent dans leur salle d’attente des pamphlets publicitaires sur différents produits. Jusque là, rien de trop insidieux jusqu’à ce que l’on apprenne que certains médecins se laissent acheter pour promouvoir leurs produits via les prescriptions ou en jouant sur les faits dans le cas des publications. Cela s’applique surtout aux nouveaux médicaments, notamment en psychiatrie, dont la forme générique n’est pas toujours disponible pour des raisons légales.

Étant donné le système de santé américain basé sur les assurances individuelles, on obtient un cercle vicieux procurant le financement nécessaire aux énormes profits de certaines compagnies pharmaceutiques et des assureurs qui évidemment refile les coûts aux assurés. Ceux qui se font corrompre se font arnaquer sans bon sens et de plus, leur propre famille pourrait un jour en payer le prix.

Toute une machine servant à promouvoir la vente plutôt que la santé. Pubs, promotions, pots-de-vin, tous les moyens sont bons. Même se permettre d’influencer une profession, la détourner de sa fonction première.

Je n’ai rien contre les médicaments en général. Sauf que dans une situation où celui qui est sensé vous soigner peut faire de votre vie un enfer, ça laisse tout de même songeur. En tant que patient canadien, vous avez le droit de refuser un traitement si vous considérez que cela vous nuit. Même en psychiatrie.

Restez informé, variez vos sources et vérifiez leur mode de financement si possible. C’est toujours un excellent indicateur de l’impartialité de la source pour le sujet concerné.

Canada: The Next Generation

3 mai

Le Québec a donné son avis haut et fort hier, lors de cette énième élection et j’ai bien hâte de voir ce que cela va donner au bout du compte.

2 chefs se sont démarqués et ont obtenu ce qu’ils souhaitaient. D’abord, les Conservateurs de Stephen Harper ont obtenu leur majorité, dont le seul point positif que je perçois présentement est la stabilité politique. Et Jack Layton et le NPD sont maintenant l’opposition officielle.

Le Bloc Québécois lui, a mordu la poussière et j’ose espérer que cela nous rendra plus sympathique aux yeux des autres canadiens. Je crois de toute façon que défendre les intérêts québécois ne devrait pas obligatoirement passer par l’indépendance. Espérons qu’ils comprendront le message et qu’ils changeront leur plateforme politique pour vraiment réfléter qui nous sommes à l’avenir.

L’idée de la souveraineté territoriale n’est plus autant à la mode et surtout plus autant nécessaire qu’à l’époque. La scène mondiale ayant grandement évoluée, nous n’avons pas besoin de nouvelles frontières pour se faire entendre. Il est vraiment dommage que le Bloc et le P.Q. s’accroche encore et toujours à cette idée au lieu de s’adapter. Autrement, ils seraient au pouvoir.

J’ose espérer que Harper usera de sa majorité à bon escient, qu’il sera capable de porter une oreille plus attentive au peuple qu’aux membres de son parti et ne pas trop se mêler de la politique provinciale.

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